TOURISME

10 août 2017

Le village de Lempaut

Sur les rives du Sor, un paradis pour les pêcheurs, voilà bien longtemps, s’est installé le petit village de lempaut, à 199 mètres d’altitude. Le village est également traversé par un autre cour d’eau : le ruisseau des Avaris.Ce verdoyant pays perpétue sa vocation d’élevage et de polyculture, préservant toute son authenticité.Ayant échappé aux vicissitudes régionales historiques, il compte aujourd’hui 865 habitants depuis le dernier recensement de 2007.Situé dans le département du Tarn et la région Occitanie (anciennement région Midi-Pyrénées), ses habitants sont appelés Lempautois et Lempatoises. Il s’étend sur 14,2 km².

Entouré par les communes de St Avit, Lescout, Lagardiolle, Blan et Puylaurens, il est situé à 4km au Sud Ouest de St Germain des Prés, plus grand village aux alentours.

 

Un peu d’histoire

LEMPAUT est un mot d’origine occitane selon Ernest NEGRE-Empaut signifiant greffe, arbre greffé.

Nom de guerrier germanique Lempald (thèse d’Albert Dauzat)

Distant de 7 km de son chef-lieu de canton Puylaurens.

Distant de 19km de son chef-lieu d’arrondissement Castres.

C’est une commune à prédominance agricole.

 

Le village rural de Lampault en 1585

 

Une étude minutieuse de cadastre du Consulat de Lampault (commune de Lempaut dans le Tarn) dressé en 1585 permet de reconstituer avec précision l’état du village à cette date et de faire quelques hypothèses sur son origine et son développement.

L’agglomération se divise en deux parties que les « agrimenseurs » (arpenteurs) ont soigneusement distinguées : la « ville » et le « barri ».

LA VILLE : La « ville » est un village fortifié comprenant le « fort vielh » et le « fort novel » qui lui est accolé.

Le Fort vielh est bâti à l’extrémité d’un éperon selon un plan géométrique. Sur la ligne de faîte de l’éperon une rue, dite « carrière droite », traverse le bourg de part en part; sur toute sa longueur se pressent des maisons « en solier », faites d’un entrecroisement dense de poutrelles et de chevrons avec remplissage de terre; toutefois, une « Plasse » a été ménagée à l’arrière du fort à l’ouest de cette rue. Toutes les maisons sont ceinturées par une longue ruelle qui épouse la forme de la croup : c’est la « carrière escure » (rue obscure). Entre elle et le rebord de l’éperon, une rangée simple de maisons forme une couronne interrompue seulement au Sud par le croisement de carrière droite et de la rue « escure » sur un petit terre-plein qui domine la campagne. Les murailles extérieures de ces maisons accolées forment un rempart continu qui domine le rebord escarpé de l’éperon, rendu plus abrupt encore par l’excavation artificielle de ses flancs. Vu de l’extérieur, le « fort vielh » paraissait surélevé. L’ensemble de ces pentes escarpées et du rempart de maisons qui les couronnait porte le nom de « las muralhes ».

Peut-être ce système de défense était-il primitivement clos au Nord par un fossé creusé en travers de l’éperon. Mais en 1585, il n’en subsiste rien car le « fort novel » est accolé au fort vielh.

Le Fort novel revêt les apparences d’un camp retranché quadrangulaire protégé sur trois faces par un fossé creusé dans la croupe qui fait suite à l’éperon. L’espace ainsi délimité est compartimenté par un quadrillage de rues : à l’ouest, c’est la « carrière escure prolongée » que recoupe à angle droit une rue non dénommée. Contre la « Plasse » du Fort vieilh on a construit une « Couverte », grand hangar qui sert de marché et de lieu de réunion. Enfin, sur l’emplacement du fossé présumé du Fort vielh, une « Rue de la Porte » conduit de la place au fossé Est qu’enjambe un pont de bois défendu par une « barbacane ».

Les maison du Fort novel sont toutes en « solier » mais incomparablement plus grandes que celles du Fort Vielh; elles ne sont pas toues accolées les unes aux autres : parfois de petites « passades » les ceinturent et il subsiste à l’intérieur des fossés des terrains vagues non bâtis.

Le Fort novel est donc, comme son nom l’indique, plus récent que le Fort vielh et son aménagement démontre qu’il a été ajouté à une époque ou des nécessités de défense ont imposé sa construction.

Le plan rigoureux de cette « ville » bâtie en deux temps impliquant un arpentage préalable, les grands travaux qu’ont nécessité l’évidement des flancs de l’éperon et de l’aménagement des fossés, la présence d’un quartier de terre voisin, le « champ du pal », au nom significatif, laissant supposer que ce village pourrait avoir pour origine une bastide fortifiée.

Il n’est pas douteux que l’agglomération qu’il constitue est un village-refuge.

Le cadastre démontre que les propriétaires des maisons du Fort vielh appartiennent presque tous aux familles fondatrices des « mazatges » de la première époque; elles n’ont jamais cessé, depuis leur établissement au XV è siècle, de vivre sur les terres des mas dans les hameaux ruraux, mais elles possèdent une maison-refuge au village; des travaux d’adduction d’eau ont mis à jour des aligements denses de silos à grains creusés dans les molasses de l’éperon : il est vraisemblable que les colons y entreposaient leurs récoltes à l’abri des coups de main éventuels.

La fonction de refuge du village s’affirme encore par le fait que peu de familles de la portion du Consulat située sur la rive droite du Sor, rivière difficile à franchir en toutes saisons, possèdent une maison dans la « ville » : en cas d’alerte elles pouvaient se réfugier plus aisément dans les villages voisins de Saint-Avit ou de Lagardiolle qu’à Lempaut. Les limites administratives du Consulat débordent la zone de protection du village : elles sont antérieures à la repopulation du consulat au XV è – XVI è siècles et antérieures au village fortifié.

Le Fort novel paraît avoir été édifié pour répondre aux besoins tardifs des derniers colons : Les Fabre, par exemple, y habitent leurs terres, conquises sur les marécages du Sor, sont distantes de plus d’un km. Ce fort paraît avoir été conçu en prévision d’une immigration importante : en fait, les deux tiers à peine en ont été utilisés : les fondateurs de bories n’ont plus éprouvé le besoin de l’utiliser : les plus riches d’entre eux, tels M.de TOTOLP ou M. de CAVAYER, préfèrent édifier pour leur propre compte des « maisons fortes ».

La fonction de refuge du village est terminée en 1585, à la date du cadastre. Celui-ci dénombre 80 maison, mais 52 sont réduites à leurs « sottouls » (fondations) ayant été « rasées et brûlées »; sur 33 maisons qui servent de remparts, 26 sont détruites et les forts éventrés ne sauraient plus être d’aucune utilité; or les habitants les auraient réparés s’ils en avaient senti la nécessité.

C’est en 1577 que les Protestants ont surpris et ruiné les forts : ils ont simplement détruit une place forte où une garnison catholique aurait pu s’installer mais n’on pas songé à l’occuper; c’est pour les mêmes raisons qu’ils ont pris le château de Padiès la même année (6 juin 1577). Jusqu’en 1596, les Protestants assurent la police, respectant toujours l’église du village et vivant en excellente intelligence avec la population entièrement catholique du Consulat, trop heureuse de se dérober ainsi au payement des impôts du roi.

Au XVII è siècle, sur les ruines des anciens forts, des bâtiments d’utilité générale s’élèvent : on agrandit l’église; dans le Fort neuf, on construit un presbytère entouré d’un jardin; on édifie une « maison de ville » et une chapelle à Notre Dame des Grâces, protectrice des moissons; on aménage une place d’armes pour exercer la garde bourgeoise et une « promenade » sur les fossés comblés et complantés d’ormeaux.

La « ville » fortifiée est devenue le centre administratif du Consulat et de la Paroisse.

LE BARRI : Le Barri dessinait atour des forts une couronne de verdure dont le Cadastre de 1585 donne une idée assez précise.

Il s’étend à flanc de coteau entre la « ville » et les thalwegs du Rieu Acoirac à l’Est et du Rieu Cros au Sud, et le long d’une ancienne piste romaine qui longeait la vallée du Sor; il dessinait autour des fossés et des « muralhes » une ceinture assez évasée pour ne pas gêner les vues et compromettre la défense des forts. Tantôt ce sont des maisons mitoyennes inscrites dans des rectangles limités par les rues. Tantôt les maisons n’ont qu’une façade sur la rue, les autres s’ouvrant sur de petits jardins auxquels on accède de la rue principales par d’étroites « passades », analogues aux « ambitis » romains, ménagées entre les maisons. Aux abords des ruisseaux, dan un fin carreyage de « lieis » (laies), bordés de baies, de minuscules vergers et des « orts » (potagers) garnissent les pentes. Quelques bâtiments les dominent : « la barbacane », le « moulin pastelier » (moulin à pastel) des trois frères Guot, le pigeonnier du Prieur.

La plupart des maisons sont en « pezeilh », c’est-à-dire en terre battue. Les familles qui y habitent portent les plus anciens noms du Consulat et n’appartiennent presque jamais aux familles de colons installés depuis le XV è siècle. Elles ne possèdent que quelques lopins de vigne du côté de « Vacaing de la Ville » et représentent le résidu de la population du Moyen Age. Le Cadastre renseigne parfois sur leur genre de vie : ce sont souvent des artisans (pareur, tisseur, cordonnier, barbier); parfois aucune profession n’est indiquée : il s’agit alors de pauvres « brassiers », ouvriers agricoles, qui ont fourni au XVI è siècle la main d’œuvre des assainissements et des grands défrichements.

Le Barri apparaît comme un faubourg artisanal et ouvrier qui abrite une sorte de plèbe rurale soumise aux fluctuations économiques de la vie agricole.

Ce village double de la région castraise n’est qu’un type de village parmi bien d’autres. Il représente un moment de l’histoire de nos campagnes du Sud-Ouest, au même titre que beaucoup d’autres villages fortifiés. Il est un mode de peuplement dans une large mesure indépendant des conditions de l’exploitation rurale. La sécurité établie, les habitants ont chercher à s’installer près de leurs terres. La dispersion de l’habitat rural est ici, comme dans les larges portions du Sud-Ouest, le mode de peuplement qui répond le mieux aux conditions géographiques; le village n’est souvent qu’un pis-aller pour ainsi dire; ce qui ne signifie pas qu’on l’abandonne toujours aisément : quand les parcelles de chaque domaine sont éparpilles sur un même territoire, le village s’organise et vit comme une sorte d’habitat d’indifférence. Celui de Lempaut, au contraire, était d’avance condamné à s’anémier, sinon à mourir.

 

 

 

Se restaurer à Lempaut

 

• Pizzeria et snack du Lauragais

06.45.99.94.41 ou 05.63.75.51.34

ouvert de 10h45 à 13h45 et de 17h00 à 21h00 fermé le lundi

19, avenue de la montagne noire 81700 LEMPAUT

 

 

Hébergements

 

• Gîte de Lapeyrouse (gîte de France G1272)

201, chemin de Lapeyrouse 81700 LEMPAUT

06.13.01.79.67

 

 

• Le Ribet

route de la Jaurezié 81700 LEMPAUT

05.63.73.41.35

 

• La villa des pins

route départementale D46 81700 LEMPAUT

05.63.75.51.01

 

• Château Bousquetarié

La bousquetarié 81700 LEMPAUT

06.72.95.90.11

 

• Château de La Rode

La Rode 81700 LEMPAUT

05.82.88.26.44

 

 

 

 

 

A visiter aux alentours

• Les pigeonniers

Le Tarn est le pays des pigeonniers. On en compte plus de 1500 répartis surtout dans la partie occidentale.

On peut y trouver toutes les formes de pigeonniers connus.

Les formes les plus courantes sont les pigeonniers dits « en pied de mule » ou bien un 2ème grand type dit « à piliers » que l’on trouve sur la commune de LEMPAUT.

Conçu comme un cube construit soit sur arcade, soit sur piliers de pierres ou de briques, dont les chapiteaux évasés et débordants protègent l’accès contre les prédateurs.

Le bâti lui-même est soit de maçonnerie de pierres, soit de colombages, soit de briques. L’ensemble est soit surmonté d’une toiture de tuiles à 4 pentes pentues, soit d’une couverture à 4 pentes en ardoises, surmontée d’un lanternon à trous d’accès recouverts d’une toiture pyramidale.

Le goût pour la viande de pigeon est la colombine, largement utilisée comme engrais, explique cette multiplication de pigeonniers.

 

• Les châteaux

LE CHATEAU DE PADIES

LE CHATEAU DE LA DEVEZE

LE CHATEAU DE LA RODE

LE CHATEAU DE LA BOUSQUETARIE

LE CHATEAU DE ROQUEFORT

 

 

 

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